La Guerre des boutons: Roman de ma douzième année

Автор: Louis Pergaud
Издател: Folio
ISBN : 978-2070322718
Наличност:
ДА
Цена: 18,00 лв.
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Dossier et notes réalisés par Pascale Salinier. Lecture d'image par Isabelle Varloteaux

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Cela fait des générations que les enfants de deux villages voisins, ceux de Longueverne et de Velrans, se font la guerre. Une histoire de tradition sans doute, pour une guerre qui, bien qu'enfantine, n'en reste pas moins d'un grand sérieux. Moins sanglante que celle des adultes bien sûr, mais tout aussi dangereuse pour l'amour-propre de ceux qui, prisonniers, se retrouvent à la merci de leurs ennemis ! En effet, le butin de guerre des deux armées est constitué des boutons et lacets, attributs indispensables sans lesquels les malheureux tombés aux mains de l'ennemi se voient obligés de s'enfuir tout nus, et même parfois copieusement fessés !

De batailles perdues en revanches, cette guerre épique et truculente rythme la vie des enfants de ces deux villages, menée par des personnages hauts en couleur comme Lebrac, Petit Gibus, Grand Gibus, La Crique ou Camus. On ne peut s'empêcher de rire à certaines des ruses inventées par ces jeunes stratèges mais aussi de s'apitoyer sur le sort des pauvres victimes. Certaines des expressions sont crues comme l'a voulu l'auteur et comme il le précise :

J'ai voulu faire un livre sain, qui fût à la fois gaulois, épique et rabelaisien ; un livre où coulât la sève, la vie, l'enthousiasme... Aussi n'ai-je point craint l'expression crue, à condition qu'elle fût savoureuse, ni le geste leste, pourvu qu'il fût épique.
Un classique de la littérature pour enfants pour tous ceux qui ne craindront pas de s'écarter d'une certaine pudeur verbale. --Xavier Marciniak --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
 

Extrait

Livre I

La Guerre

1

La déclaration de guerre

Quant à la guerre... il est plaisant à considérer par combien de vaines occasions elle est agitée et par combien légères occasions éteinte : toute l'Asie se perdit et se consomma en guerre pour le maquerelage de Paris.
Montaigne (Essais, livre II, ch. 12).

- Attends-moi, Grangibus ! héla Boulot, ses livres et ses cahiers sous le bras.
- Grouille-toi, alors, j'ai pas le temps de cotainer, moi !
- Y a du neuf ?
- Ça se pourrait !
- Quoi ?
- Viens toujours !
Et Boulot ayant rejoint les deux Gibus, ses camarades de classe, tous trois continuèrent à marcher côte à côte dans la direction de la maison commune. C'était un matin d'octobre. Un ciel tourmenté de gros nuages gris limitait l'horizon aux collines prochaines et rendait la campagne mélancolique. Les pruniers étaient nus, les pommiers étaient jaunes, les feuilles de noyer tombaient en une sorte de vol plané, large et lent d'abord, qui s'accentuait d'un seul coup comme un plongeon d'épervier, dès que l'angle de chute devenait moins obtus. L'air était humide et tiède. Des ondes de vent couraient par intervalles. Le ronflement monotone des batteuses donnait sa note sourde qui se prolongeait de temps à autre, quand la gerbe était dévorée, en une plainte lugubre comme un sanglot désespéré d'agonie ou un vagissement douloureux. L'été venait de finir et l'automne naissait.
Il pouvait être huit heures du matin. Le soleil rôdait triste derrière les nues, et de l'angoisse, une angoisse imprécise et vague, pesait sur le village et sur la campagne.
Les travaux des champs étaient achevés et, un à un ou par petits groupes, depuis deux ou trois semaines, on voyait revenir à l'école les petits bergers à la peau tannée, bronzée de soleil, aux cheveux drus coupés ras à la tondeuse (la même qui servait pour les boeufs), aux pantalons de droguet ou de mouliné rapiécés, surchargés de pattins aux genoux et au fond, mais propres, aux blouses de grisette neuves, raides, qui, en déteignant, leur faisaient, les premiers jours, les mains noires comme des pattes de crapauds, disaient-ils.
Ce jour-là, ils traînaient le long des chemins et leurs pas semblaient alourdis de toute la mélancolie du temps, de la saison et du paysage.
Quelques-uns cependant, les grands, étaient déjà dans la cour de l'école et discutaient avec animation. Le père Simon, le maître, sa calotte en arrière et ses lunettes sur le front, dominant les yeux, était installé devant la porte qui donnait sur la rue. Il surveillait l'entrée, gourmandait les traînards, et, au fur et à mesure de leur arrivée, les petits garçons, soulevant leur casquette, passaient devant lui, traversaient le couloir et se répandaient dans la cour. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
 
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Страници: 376
Размери (cm.): 17.6 x 10.8 x 1.8
Дата на издаване: 2006-06-08
Бонус точки: 1

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